Chez l'homme, la cause de loin la plus fréquente de chute de cheveux est l'alopécie androgénétique : environ 30 % des hommes présentent des signes dès 30 ans, plus de la moitié à 50 ans. Cette fiche fait le lien entre le diagnostic et les options de traitement disponibles.
À retenir en 30 secondes
- L'alopécie androgénétique représente l'immense majorité des cas de calvitie masculine
- Elle suit un schéma reconnaissable : recul des golfes temporaux puis dégarnissement du vertex
- L'échelle de Norwood-Hamilton (7 stades) permet de situer précisément la progression
- Plus le traitement démarre tôt, plus il préserve de cheveux existants
- D'autres causes (pelade, effluvium, traction) restent possibles et se distinguent par leur répartition (plaques vs diffuse vs golfes/vertex)
1. Reconnaître le schéma typique
L'alopécie androgénétique masculine suit un schéma bien identifié : un recul progressif de la ligne frontale au niveau des golfes temporaux, associé ou suivi d'un dégarnissement du sommet du crâne (vertex). Aux stades avancés, ces deux zones peuvent se rejoindre. Les cheveux des tempes et de l'arrière du crâne restent en général préservés — c'est ce contraste de répartition qui permet souvent de la distinguer au premier coup d'œil d'un effluvium télogène (diffus) ou d'une pelade (plaques rondes isolées).
2. Se situer sur l'échelle de Norwood-Hamilton
Cette échelle en 7 stades permet de suivre la progression et d'orienter le choix thérapeutique. Aux stades précoces (I-II), les traitements médicaux (minoxidil, finastéride) visent à ralentir voire stabiliser la chute. À partir du stade III, la question d'une greffe capillaire peut se poser, en particulier aux stades III à V, qui offrent généralement le meilleur compromis entre couverture réalisable et disponibilité de la zone donneuse.
3. Construire une stratégie de traitement
- Stades précoces : minoxidil et/ou finastéride, les deux seuls traitements avec le niveau de preuve le plus solide ; possibilité de les combiner pour une efficacité supérieure
- En complément : dermaroller, LED pour potentialiser les traitements de fond
- Non répondeur au finastéride : le dutastéride (hors AMM) peut être discuté avec un médecin
- Stades avancés ou zones stabilisées : la greffe FUE/DHI reste la seule option pour restaurer une densité définitive
- Crâne rasé assumé : la SMP offre une alternative sans traitement ni chirurgie
4. Ne pas oublier les autres causes possibles
Une chute qui ne suit pas le schéma golfes/vertex — diffuse sur tout le crâne, en plaques rondes, ou liée à une coiffure — oriente vers une autre cause : effluvium télogène, pelade, ou alopécie de traction. Un diagnostic précis évite de traiter la mauvaise cause pendant des mois.
5. Quand consulter ?
- Dès les premiers signes si des antécédents familiaux de calvitie existent : plus le traitement démarre tôt, plus il est efficace
- En cas de doute sur la cause exacte de la chute
- Avant tout traitement oral (finastéride, dutastéride), pour un avis médical et un suivi adapté
📚 Sources
- HairBack Clinic — Échelle de Norwood-Hamilton : 7 stades, causes et traitements
- Maison Lutétia — Stade de calvitie : échelles de Hamilton-Norwood et Ludwig
- Renaissance Clinique — Minoxidil cheveux : guide complet anti-chute
Contenu à visée informative, ne remplaçant pas une consultation médicale.